Comparatif prévoyance TNS 2026 : la méthode (et les critères qui comptent)
Vous ne trouverez ici aucun classement d'assureurs : un contrat de prévoyance TNS ne se juge pas par sa marque mais par 10 clauses — forfaitaire ou indemnitaire, barème professionnel ou fonctionnel, seuil de déclenchement à 15 % ou 33 %, durée d'indemnisation jusqu'à 1 095 jours, exclusions dos-psy, franchises, frais généraux, rente éducation, revalorisation, gestion des sinistres. Sur une rente d'invalidité de 24 000 €/an servie pendant 23 ans, la différence entre deux rédactions de la clause d'invalidité représente 376 363,72 €, pour 17 €/mois de cotisation supplémentaire.
Pourquoi nous ne publions pas de classement d'assureurs
Un classement nominatif de contrats de prévoyance TNS n'a pas de sens, pour trois raisons de fond. D'abord parce qu'un même assureur commercialise plusieurs gammes, dont certaines excellentes et d'autres calibrées pour le prix d'appel : classer « l'assureur » ne dit rien du contrat que vous signerez. Ensuite parce que les tarifs et les conditions générales évoluent plusieurs fois par an, alors qu'un classement publié reste figé. Enfin parce que le meilleur contrat pour un plombier de 39 ans affilié à la SSI n'a rien à voir avec le meilleur contrat pour une kinésithérapeute à la CARPIMKO ou un expert-comptable CAVEC en classe 4 : ils ne comblent pas le même trou.
Ce que nous publions à la place, c'est la grille que nous utilisons nous-mêmes quand nous relisons des conditions générales. Elle tient en dix lignes, et elle se lit avant le prix.
Les 10 critères d'un contrat de prévoyance TNS
| # | Critère | Ce qu'il faut exiger | Pourquoi c'est décisif |
|---|---|---|---|
| 1 | Forfaitaire ou indemnitaire | Forfaitaire si vos revenus sont récents, irréguliers ou en croissance | En indemnitaire, l'assureur recalcule votre perte au sinistre et déduit les IJ de la caisse : une mauvaise année N-1 rabote l'indemnisation d'autant |
| 2 | Franchises différenciées par risque | Franchises distinctes maladie / accident / hospitalisation, la plus courte possible sur l'accident | Une franchise unique à 90 jours annule l'intérêt du contrat pour un affilié CARPIMKO ; une franchise à 3 jours en hospitalisation coûte peu et sert souvent |
| 3 | Barème d'invalidité | Professionnel (incapacité à exercer votre métier), ou croisé pro/fonctionnel | Le fonctionnel mesure une incapacité physique générale : une main abîmée vaut 20 % en fonctionnel et 100 % en professionnel pour un dentiste |
| 4 | Seuil de déclenchement | 15 % — jamais 33 % | Sous le seuil, l'assureur ne verse rien. La majorité des invalidités durables d'indépendants se situent entre 15 et 40 % |
| 5 | Exclusions dos et psy | Rachat explicite, sans condition d'hospitalisation ni d'intervention chirurgicale | Rachis et affections psychiques sont parmi les premiers motifs d'arrêt long ; leur exclusion est le principal levier de prix des contrats bon marché |
| 6 | Durée d'indemnisation | Jusqu'au 1 095e jour (3 ans), reprise partielle d'activité comprise | Un contrat qui s'arrête à 365 ou 730 jours crée un trou avant le basculement en invalidité |
| 7 | Rente éducation | Par enfant, jusqu'à la fin des études (25-26 ans), doublée en cas de décès des deux parents | La SSI, la MSA et le régime général n'en versent aucune — voir notre page garantie décès |
| 8 | Frais généraux | Poste distinct des IJ, indexé sur vos charges fixes réelles | Les IJ remplacent un revenu ; loyer de cabinet et leasing courent pendant tout l'arrêt |
| 9 | Revalorisation des prestations | Revalorisation en service (pendant le versement) et hors service, sur un indice contractuel | Une rente d'invalidité non revalorisée perd la moitié de son pouvoir d'achat sur vingt ans |
| 10 | Qualité de gestion des sinistres | Délai d'instruction annoncé, interlocuteur identifié, procédure d'expertise et voie de recours en cas de désaccord médical | C'est le critère qu'aucun comparateur ne mesure et que tout assuré découvre au pire moment |
Les critères 3, 4 et 5 concentrent l'essentiel de l'écart entre un contrat qui verse et un contrat qui ne verse pas. Lisez-les avant la ligne « cotisation ».
Le comparatif détaillé, profession par profession
La grille ci-dessus vaut pour tous les indépendants. Ce qui change d'un métier à l'autre, c'est le point de rupture du régime obligatoire — et donc le critère sur lequel se joue réellement le choix du contrat. Chaque page reprend la méthode en partant du barème réel de la caisse concernée.
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Infirmière libérale (IDEL)
Forfait de 55,44 €/j au-delà du 90e jour, quel que soit le revenu : le complément se calibre sur un écart en euros ; un pourcentage type ne veut rien dire ici.
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Masseur-kinésithérapeute libéral
Même forfait que les IDEL pour un revenu médian supérieur : l'écart relatif se creuse d'autant.
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Médecin libéral
Revenus élevés et indemnité plafonnée : le trou des 90 premiers jours se chiffre en dizaines de milliers d'euros.
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Chirurgien-dentiste
Une fracture de la main suffit à interrompre toute activité clinique : la définition de l'invalidité prime ici sur le tarif.
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Ostéopathe
Aucune indemnité journalière au-delà du 90e jour : la garantie privée porte l'intégralité du risque long.
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Avocat
Rien de la CNBF sur les 90 premiers jours, avec une couverture de barreau dont le niveau varie du simple au double.
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Expert-comptable
130 €/j après 90 jours : correct en apparence, insuffisant dès que le revenu dépasse 50 000 €.
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Architecte
Le régime d'indemnités journalières le moins protecteur de France, sur un métier à responsabilité longue.
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Consultant indépendant
65,84 €/j au maximum : un tarif journalier élevé produit mécaniquement le plus fort taux de perte du site.
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Artisan du BTP
Le secteur le plus accidentogène de France, avec des charges fixes qui continuent de courir pendant l'arrêt.
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Pharmacien titulaire
Aucune indemnité journalière de la caisse : le contrat crée l'intégralité de la ressource à partir du 91e jour.
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Vétérinaire libéral
275 jours sans aucune prestation entre le 91e et le 365e jour : le vide le plus large des douze régimes recensés.
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Sage-femme libérale
49,70 €/j au-delà du 90e jour, et une invalidité de 13 729 €/an sans aucune majoration par enfant.
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Exploitant agricole
Un forfait de 26 € puis 34,66 €/j indépendant du revenu, et un capital décès de 4 009 €.
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Restaurateur et commerçant
Le local commercial et les salaires font des frais généraux le premier enjeu, avant le complément de revenu.
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Président de SASU
42,97 €/j au maximum — moins qu'un travailleur non salarié — et 4 009 € de capital décès forfaitaire.
Votre profession n'apparaît pas encore ? Les 29 fiches métier couvrent l'ensemble des régimes, et le simulateur d'indemnités journalières accepte n'importe quel revenu.
Ce qu'il faut exiger selon votre métier
Les dix critères s'appliquent à tous, mais leur hiérarchie change radicalement selon la nature de votre activité et selon ce que verse déjà votre caisse.
| Priorité | Métiers manuels (artisan, BTP, chauffeur, coiffeur) | Métiers intellectuels (consultant, architecte, avocat) | Professions médicales et paramédicales |
|---|---|---|---|
| Critère n° 1 | Barème professionnel + seuil 15 % : une articulation abîmée met fin au métier bien avant 33 % de taux fonctionnel | Rachat des exclusions psy : burn-out et troubles anxieux sont le premier risque d'arrêt long du dirigeant isolé | Barème professionnel spécialisé : la perte d'une fonction fine (main, vue, station debout) doit être évaluée métier par métier |
| Critère n° 2 | Rachat des exclusions dos : c'est le motif d'arrêt long le plus fréquent du secteur | Forfaitaire : revenus en dents de scie, jeunes installations, TJM variables | Franchise courte : la CARPIMKO ne verse rien avant J91, la CIPAV et la CAVP ne versent aucune IJ propre |
| Critère n° 3 | Franchise accident très courte (3 à 7 jours) : la SSI ne verse que 65,84 €/j au maximum dès J4 | Durée 1 095 jours : les arrêts psychiques sont longs et les rechutes fréquentes | Frais généraux : loyer de cabinet, matériel, secrétariat, logiciels métier |
| Point de vigilance | Classe de risque majorée, parfois refus en formule standard : faites étudier le dossier avant de signer | Clause indemnitaire adossée au dernier exercice : vérifiez la référence de calcul (N-1 ou moyenne N-1/N-3) | Reprise partielle d'activité (mi-temps thérapeutique) : le contrat doit continuer à indemniser au prorata |
Sinistralité du BTP en 2024 : indice de fréquence de 38,1 accidents pour 1 000 salariés contre 26,4 tous secteurs, et une durée moyenne d'arrêt de 4 mois après une chute de hauteur (16 % des accidents du travail du secteur).
60 % des indépendants non équipés citent le prix comme frein principal (baromètre MetLife/CSA 2026) — et c'est précisément la variable la moins informative. Dans l'exemple chiffré ci-dessous, 17 €/mois d'écart de cotisation font la différence entre une rente d'invalidité nulle et une rente de 16 363,64 €/an : sur 23 ans, 4 692 € de cotisation supplémentaire pour 376 363,72 € de prestations, soit un rapport de 1 à 80.
Exemple : Karim, plombier, 39 ans, 38 000 € de revenu
Karim est plombier installé, affilié à la SSI. Son revenu net est de 38 000 €/an, soit 104,11 €/jour (38 000 ÷ 365). Il reçoit deux devis pour une couverture apparemment identique : IJ de 60 €/j avec franchise 15 jours, rente d'invalidité de 24 000 €/an, capital décès de 150 000 €.
- Contrat A — 62 €/mois. Invalidité évaluée sur barème fonctionnel, seuil de déclenchement à 33 %, exclusion des pathologies du rachis.
- Contrat B — 79 €/mois. Invalidité sur barème professionnel, seuil à 15 %, rachat des exclusions dos.
À 41 ans, Karim se blesse gravement l'épaule droite. Séquelles définitives : il ne peut plus travailler bras levé ni porter de charge lourde. L'expertise retient 20 % d'invalidité fonctionnelle (il marche, il conduit, il vit normalement) et 45 % d'invalidité professionnelle (il ne peut plus poser, il se replie sur le devis et la petite maintenance).
| Contrat A (62 €/mois) | Contrat B (79 €/mois) | |
|---|---|---|
| Taux retenu | 20 % (fonctionnel) | 45 % (professionnel) |
| Seuil de déclenchement | 33 % → non atteint | 15 % → atteint |
| Rente annuelle versée | 0 € | 24 000 × 45 ÷ 66 = 16 363,64 €/an |
| Cumul jusqu'à 62 ans (23 ans) | 0 € | 16 363,64 × 23 = 376 363,72 € |
| Cotisation cumulée sur 23 ans | 62 × 12 × 23 = 17 112 € | 79 × 12 × 23 = 21 804 € |
| Écart de cotisation | 17 €/mois, soit 204 €/an et 4 692 € sur 23 ans | |
Rente proratisée selon la formule usuelle des contrats TNS : taux entre 33 et 66 % → rente × N ÷ 66 ; au-delà de 66 %, rente entière. Vérifiez la formule exacte dans vos conditions générales, elle varie d'un contrat à l'autre.
Karim aurait choisi le contrat A sur un comparateur en ligne : mêmes garanties affichées, 17 €/mois de moins, meilleur classement. C'est le mécanisme exact par lequel un tri par prix produit un mauvais conseil. Rappelons que la SSI ne verserait à Karim, sous 66 % d'incapacité, qu'une incapacité partielle au métier plafonnée à 1 201,50 €/mois — et rien du tout à 45 %.
Pourquoi les comparateurs en ligne classent mal
Le problème n'est pas la malhonnêteté, c'est la structure de la donnée. Un comparateur a besoin de champs normalisés pour trier : il prend la cotisation mensuelle, le montant d'IJ, éventuellement le capital décès. Ces trois champs existent chez tous les assureurs et se comparent facilement. Les six clauses qui décident réellement du versement — seuil, barème, forfaitaire/indemnitaire, exclusions, durée, revalorisation — sont rédigées différemment par chaque assureur, parfois sur plusieurs pages de conditions générales. Elles ne rentrent pas dans une colonne, donc elles disparaissent du tri.
Trois biais en découlent :
- Le tri par prix récompense la restriction. Le contrat qui exclut le plus est celui qui remonte en tête. Le classement produit exactement l'inverse de ce qu'un acheteur informé choisirait.
- Les « garanties » affichées ne sont pas les garanties versées. « IJ 100 €/j » signifie 100 €/j en forfaitaire, et « au maximum 100 €/j sous réserve de justification de la perte, IJ de la caisse déduites » en indemnitaire. Même libellé, deux produits.
- La caisse obligatoire est absente de l'équation. Aucun comparateur ne vous demande votre caisse. Or c'est elle qui définit la franchise pertinente : proposer une franchise de 90 jours à une infirmière CARPIMKO revient à ne rien couvrir du tout entre le 4e et le 90e jour, période pendant laquelle elle ne perçoit que le socle CPAM.
La méthode correcte est l'inverse : on fige d'abord la configuration de garanties (franchise, montant, barème, seuil, durée, exclusions rachetées) à partir de votre caisse et de votre métier, puis on demande le prix de cette configuration. C'est plus lent, et c'est la seule façon d'obtenir une comparaison qui veut dire quelque chose.
« Quelle est la meilleure prévoyance TNS ? » — la réponse honnête
C'est la question la plus posée et celle qui n'a pas de réponse nominative. Elle se décompose en trois questions qui, elles, ont des réponses précises.
- Que verse déjà votre caisse, et quand ? C'est le point de départ. Un affilié CAVEC (130 €/j dès J91, jusqu'à 290 850 € de capital décès) et un affilié CIPAV (aucune IJ propre après le 90e jour) n'achètent pas le même contrat, même à revenu identique. Le baromètre IJ toutes caisses donne l'état des lieux régime par régime.
- Quel est le sinistre qui vous ruine ? Pour un artisan, c'est l'invalidité partielle qui l'empêche d'exercer sans le rendre invalide au sens de la Sécurité sociale. Pour un consultant, c'est l'arrêt psychique long. Pour un praticien avec un cabinet, ce sont les charges fixes. Le meilleur contrat est celui qui couvre ce sinistre-là.
- Les 10 critères sont-ils satisfaits, et à quel prix ? Dans cet ordre. Un contrat qui coche les critères 3, 4, 5 et 6 vaut presque toujours les 15 à 30 €/mois supplémentaires — l'exemple de Karim chiffre l'écart à 1 pour 80.
Si un interlocuteur vous répond « le meilleur, c'est [nom d'assureur] » sans vous avoir demandé votre caisse ni votre métier, la réponse n'est pas une analyse : c'est un référencement.
Contre-discours : quand ne pas changer de contrat
Notre modèle économique nous pousserait à conclure que tout contrat existant est à remplacer. C'est faux dans plusieurs cas, et certains changements sont franchement dangereux.
- Vous avez souscrit jeune et en bonne santé. Votre tarification par tranche d'âge et votre absence d'exclusion médicale valent souvent plus que le gain apparent d'un nouveau contrat. Un nouveau questionnaire médical peut faire ressortir un antécédent apparu depuis, et se solder par une exclusion définitive.
- Vous êtes en cours d'arrêt ou en instance d'expertise. On ne change jamais de contrat dans cette situation : le nouvel assureur exclura la pathologie en cours.
- Votre caisse vous couvre déjà bien et vos charges sont nulles. Un expert-comptable CAVEC en classe 4, sans emprunt, salarié de sa propre structure, n'a parfois besoin que d'un complément sur les 90 premiers jours.
- Votre budget est déjà tendu entre santé et prévoyance. Arbitrez d'abord — mutuelle ou prévoyance — puis regardez le prix réel après déduction. Ajouter une garantie superflue est aussi une erreur de conseil.
Avant de comparer quoi que ce soit, chiffrez votre écart réel avec le simulateur d'indemnités journalières et le calcul du reste à vivre en arrêt. Le montant à assurer se déduit de ce chiffre.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure prévoyance TNS ?
Aucune réponse universelle, et toute réponse nominative est un argument commercial. Le bon contrat dépend de votre caisse (la CARPIMKO ne verse rien avant J91, la CIPAV et la CAVP aucune IJ propre, la CAVEC 130 €/j dès J91), de votre métier (barème d'invalidité et exclusions à racheter) et des 10 critères contractuels de cette page. Deux contrats au même prix peuvent verser l'un 16 363,64 €/an et l'autre rien.
Pourquoi les comparateurs en ligne classent-ils mal les contrats de prévoyance ?
Parce qu'ils trient par prix, et que le prix ne se compare pas sans les clauses. Un comparateur affiche la cotisation et le montant d'IJ ; il n'affiche presque jamais le seuil de déclenchement (15 % ou 33 %), le type de barème, le caractère forfaitaire ou indemnitaire, les exclusions dos-psy, la durée maximale ni la revalorisation. Ce sont pourtant ces six lignes qui décident du versement.
Quel est le critère le plus important d'un contrat de prévoyance TNS ?
Pour un métier manuel ou technique : le barème d'invalidité professionnel associé à un seuil de déclenchement à 15 %. Une main abîmée vaut 20 % en fonctionnel et 100 % en professionnel pour un dentiste. Avec un seuil à 33 %, le contrat ne verse rien dans le premier cas — et l'écart se chiffre en centaines de milliers d'euros sur une rente servie vingt ans.
Faut-il comparer les contrats de prévoyance à prix égal ou à garanties égales ?
À garanties égales, toujours. La méthode : figer six paramètres (franchise, montant d'IJ, type de barème, seuil, durée, exclusions rachetées) à partir de votre caisse et de votre métier, puis demander le prix de cette configuration à chaque assureur. Comparer à prix égal revient à comparer deux produits différents.
Combien de temps un contrat doit-il indemniser un arrêt de travail ?
Jusqu'au 1 095e jour (3 ans), pour se raccorder aux régimes obligatoires : la plupart des caisses libérales indemnisent jusqu'à 1 095 jours (CARPIMKO, CARMF, CARCDSF, CAVEC, CNBF), la SSI et le régime général plafonnent à 360 jours sur 3 ans. Un contrat s'arrêtant à 365 ou 730 jours crée un trou avant le basculement en invalidité. Vérifiez aussi la prise en charge de la reprise partielle d'activité.
La garantie frais généraux est-elle utile ?
Indispensable dès que votre activité supporte des charges fixes qui continuent de courir : loyer de cabinet ou de local, leasing, salaire d'assistant, logiciels, assurances professionnelles. Les IJ remplacent un revenu ; les charges fixes relèvent de la garantie frais généraux. Un consultant travaillant de chez lui sans charge fixe n'en a en revanche pas l'usage.
Faites relire vos conditions générales, au-delà des devis
Envoyez-nous les contrats que vous comparez. Nous appliquons la grille des 10 critères, ligne par ligne, et nous vous disons ce que chacun verserait dans votre situation réelle.
Calculer mes indemnités Parler à un courtierSources
- Baromètre Prévoyance TNS MetLife France / Institut CSA, vague 2026 (taux d'équipement 44 %, frein prix 60 %) — consulté en août 2026.
- Économie Matin — résistance des indépendants à un arrêt d'activité (62 %) — consulté en août 2026.
- Prévention BTP — accidents du travail 2024 (indice de fréquence 38,1 vs 26,4) — consulté en août 2026.
- ameli.fr — IJ maladie des artisans-commerçants (65,84 €/j max) — consulté en août 2026.
- ameli.fr — pension d'invalidité (plafonds 1 201,50 et 2 002,50 €/mois) — consulté en août 2026.
- CARPIMKO — prestations invalidité-décès et IJ à partir du 91e jour — consulté en août 2026.
- CAVEC — barème 2026 (130 €/j dès le 91e jour) — consulté en août 2026.
- CIPAV — dispositif d'indemnités journalières — consulté en août 2026.
- Légifrance — Code des assurances (principe indemnitaire, contrats de personnes) — consulté en août 2026.