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Comparatif prévoyance TNS 2026 : la méthode (et les critères qui comptent)

Courtier en assurances Courtier ORIAS n° 26004449 Mis à jour le 12 octobre 2026

Vous ne trouverez ici aucun classement d'assureurs : un contrat de prévoyance TNS ne se juge pas par sa marque mais par 10 clauses — forfaitaire ou indemnitaire, barème professionnel ou fonctionnel, seuil de déclenchement à 15 % ou 33 %, durée d'indemnisation jusqu'à 1 095 jours, exclusions dos-psy, franchises, frais généraux, rente éducation, revalorisation, gestion des sinistres. Sur une rente d'invalidité de 24 000 €/an servie pendant 21 ans, la différence entre deux rédactions de la clause d'invalidité représente 343 636,44 €, pour 17 €/mois de cotisation supplémentaire.

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10 critèresLa grille de lecture, critère par critère
15 % vs 33 %Le seuil qui décide du versement
1 095 joursLa durée à exiger

Pourquoi nous ne publions pas de classement d'assureurs

Un classement nominatif de contrats de prévoyance TNS n'a pas de sens, pour trois raisons de fond. D'abord parce qu'un même assureur commercialise plusieurs gammes, dont certaines excellentes et d'autres calibrées pour le prix d'appel : classer « l'assureur » ne dit rien du contrat que vous signerez. Ensuite parce que les tarifs et les conditions générales évoluent plusieurs fois par an, alors qu'un classement publié reste figé. Enfin parce que le meilleur contrat pour un plombier de 39 ans affilié à la SSI n'a rien à voir avec le meilleur contrat pour une kinésithérapeute à la CARPIMKO ou un expert-comptable CAVEC en classe 4 : ils ne comblent pas le même trou.

Ce que nous publions à la place, c'est la grille que nous utilisons nous-mêmes quand nous relisons des conditions générales. Elle tient en dix lignes, et elle se lit avant le prix.

Les 10 critères d'un contrat de prévoyance TNS

Grille de lecture d'un contrat de prévoyance TNS : les 10 critères, ce qu'il faut exiger et pourquoi
# Critère Ce qu'il faut exiger Pourquoi c'est décisif
1 Forfaitaire ou indemnitaire Forfaitaire si vos revenus sont récents, irréguliers ou en croissance En indemnitaire, l'assureur recalcule votre perte au sinistre et déduit les IJ de la caisse : une mauvaise année N-1 rabote l'indemnisation d'autant
2 Franchises différenciées par risque Franchises distinctes maladie / accident / hospitalisation, la plus courte possible sur l'accident Une franchise unique à 90 jours annule l'intérêt du contrat pour un affilié CARPIMKO ; une franchise à 3 jours en hospitalisation coûte peu et sert souvent
3 Barème d'invalidité Professionnel (incapacité à exercer votre métier), ou croisé pro/fonctionnel Le fonctionnel mesure une incapacité physique générale : une main abîmée peut valoir 20 % en fonctionnel et 100 % en professionnel pour un dentiste (ordre de grandeur illustratif, variable selon les barèmes)
4 Seuil de déclenchement 15 % — jamais 33 % Sous le seuil, l'assureur ne verse rien : une séquelle évaluée à 20 ou 30 % n'ouvre aucun droit avec un seuil à 33 %
5 Exclusions dos et psy Rachat explicite, sans condition d'hospitalisation ni d'intervention chirurgicale Rachis et affections psychiques sont parmi les premiers motifs d'arrêt long ; leur exclusion est le principal levier de prix des contrats bon marché
6 Durée d'indemnisation Jusqu'au 1 095e jour (3 ans), reprise partielle d'activité comprise Un contrat qui s'arrête à 365 ou 730 jours crée un trou avant le basculement en invalidité
7 Rente éducation Par enfant, jusqu'à la fin des études (25-26 ans), doublée en cas de décès des deux parents La SSI, la MSA et le régime général n'en versent aucune — voir notre page garantie décès
8 Frais généraux Poste distinct des IJ, indexé sur vos charges fixes réelles Les IJ remplacent un revenu ; loyer de cabinet et leasing courent pendant tout l'arrêt
9 Revalorisation des prestations Revalorisation en service (pendant le versement) et hors service, sur un indice contractuel Avec 2 % d'inflation par an, une rente non revalorisée perd environ un tiers de son pouvoir d'achat en vingt ans
10 Qualité de gestion des sinistres Délai d'instruction annoncé, interlocuteur identifié, procédure d'expertise et voie de recours en cas de désaccord médical C'est le critère qu'aucun comparateur ne mesure et que tout assuré découvre au pire moment

Les critères 3, 4 et 5 concentrent l'essentiel de l'écart entre un contrat qui verse et un contrat qui ne verse pas. Lisez-les avant la ligne « cotisation ».

Un onzième point, absent des tableaux de garanties : le mode de tarification. À l'âge atteint, la cotisation est recalculée à mesure que vous vieillissez ; à l'âge d'adhésion, elle est fixée selon votre âge à la signature. Le premier mode est souvent le moins cher la première année, le second sur la durée du contrat. Nous orientons principalement vers des assureurs qui tarifent à l'âge d'adhésion (pourquoi ce choix).

Le comparatif détaillé, profession par profession

La grille ci-dessus vaut pour tous les indépendants. Ce qui change d'un métier à l'autre, c'est le point de rupture du régime obligatoire — et donc le critère sur lequel se joue réellement le choix du contrat. Chaque page reprend la méthode en partant du barème réel de la caisse concernée.

  • Infirmière libérale (IDEL)

    Caisse : CARPIMKO

    Forfait de 55,44 €/j au-delà du 90e jour, quel que soit le revenu : le complément se calibre sur un écart en euros ; un pourcentage type ne veut rien dire ici.

  • Masseur-kinésithérapeute libéral

    Caisse : CARPIMKO

    Même forfait que les IDEL pour un revenu médian supérieur : l'écart relatif se creuse d'autant.

  • Médecin libéral

    Caisse : CARMF

    Revenus élevés et indemnité plafonnée : le trou des 90 premiers jours se chiffre en dizaines de milliers d'euros.

  • Chirurgien-dentiste

    Caisse : CARCDSF

    Une fracture de la main suffit à interrompre toute activité clinique : la définition de l'invalidité prime ici sur le tarif.

  • Ostéopathe

    Caisse : CIPAV

    Aucune indemnité journalière au-delà du 90e jour : la garantie privée porte l'intégralité du risque long.

  • Avocat

    Caisse : CNBF

    Rien de la CNBF ni de la CPAM sur les 90 premiers jours : tout dépend du contrat collectif du barreau.

  • Expert-comptable

    Caisse : CAVEC

    130 €/j après 90 jours : correct en apparence, insuffisant dès que le revenu dépasse 50 000 €.

  • Architecte

    Caisse : CIPAV

    Aucune indemnité journalière de la caisse après le 90e jour, comme dans cinq autres sections libérales, sur un métier à responsabilité longue.

  • Consultant indépendant

    Caisse : SSI

    65,84 €/j au maximum : plus le tarif journalier est élevé, plus la part du revenu non couverte est forte.

  • Artisan du BTP

    Caisse : SSI

    Le secteur le plus accidentogène chez les salariés, avec des charges fixes qui continuent de courir pendant l'arrêt.

  • Pharmacien titulaire

    Caisse : CAVP

    Aucune indemnité journalière de la caisse : le contrat crée l'intégralité de la ressource à partir du 91e jour.

  • Vétérinaire libéral

    Caisse : CARPV

    275 jours sans aucune prestation entre le 91e et le 365e jour : ni indemnité journalière, ni invalidité avant le 365e jour.

  • Sage-femme libérale

    Caisse : CARCDSF

    49,70 €/j au-delà du 90e jour, et une invalidité de 13 460 €/an sans aucune majoration par enfant.

  • Exploitant agricole

    Caisse : MSA

    Un forfait de 26 € puis 34,66 €/j indépendant du revenu, et un capital décès de 4 009 €.

  • Restaurateur et commerçant

    Caisse : SSI

    Le local commercial et les salaires font des frais généraux le premier enjeu, avant le complément de revenu.

  • Président de SASU

    Caisse : Régime général

    42,97 €/j au maximum pour un arrêt débutant depuis le 1er juillet 2026 — moins qu'un travailleur non salarié — et 4 009 € de capital décès forfaitaire.

Votre profession n'apparaît pas encore ? Les 35 fiches métier couvrent l'ensemble des régimes, et le simulateur d'indemnités journalières accepte n'importe quel revenu.

Ce qu'il faut exiger selon votre métier

Les dix critères s'appliquent à tous, mais leur hiérarchie change radicalement selon la nature de votre activité et selon ce que verse déjà votre caisse.

Priorités contractuelles par famille de métier (prévoyance TNS 2026)
Priorité Métiers manuels (artisan, BTP, chauffeur, coiffeur) Métiers intellectuels (consultant, architecte, avocat) Professions médicales et paramédicales
Critère n° 1 Barème professionnel + seuil 15 % : une articulation abîmée met fin au métier bien avant 33 % de taux fonctionnel Rachat des exclusions psy : burn-out et troubles anxieux sont un motif fréquent d'arrêt long chez le dirigeant isolé Barème professionnel spécialisé : la perte d'une fonction fine (main, vue, station debout) doit être évaluée métier par métier
Critère n° 2 Rachat des exclusions dos : c'est le motif d'arrêt long le plus fréquent du secteur Forfaitaire : revenus en dents de scie, jeunes installations, TJM variables Franchise courte : la CARPIMKO ne verse rien avant J91, la CIPAV et la CAVP ne versent aucune IJ propre
Critère n° 3 Franchise accident très courte (3 à 7 jours) : la SSI ne verse que 65,84 €/j au maximum dès J4 Durée 1 095 jours : les arrêts psychiques sont longs et les rechutes fréquentes Frais généraux : loyer de cabinet, matériel, secrétariat, logiciels métier
Point de vigilance Classe de risque majorée, parfois refus en formule standard : faites étudier le dossier avant de signer Clause indemnitaire adossée au dernier exercice : vérifiez la référence de calcul (N-1 ou moyenne N-1/N-3) Reprise partielle d'activité (mi-temps thérapeutique) : le contrat doit continuer à indemniser au prorata

Sinistralité des salariés du BTP en 2024 (Prévention BTP) : indice de fréquence de 38,1 accidents pour 1 000 salariés contre 26,4 tous secteurs, et une durée moyenne d'arrêt de 4 mois après une chute de hauteur (16 % des accidents du travail du secteur). Aucune statistique équivalente n'est publiée pour les artisans indépendants.

Le chiffre clé

60 % des travailleurs non salariés et dirigeants de TPE non équipés citent le prix comme frein principal (baromètre MetLife France / Institut CSA 2026) — et c'est précisément la variable la moins informative. Dans l'exemple chiffré ci-dessous, 17 €/mois d'écart de cotisation font la différence entre une rente d'invalidité nulle et une rente de 16 363,64 €/an : sur 21 ans, 343 636,44 € de prestations, soit environ 80 fois l'écart de cotisation cumulé sur la même durée (4 284 €), et bien davantage si le contrat exonère de cotisations pendant l'invalidité.

Étape suivante

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Un courtier calcule ce que ces règles donnent sur votre revenu et cherche le contrat qui couvre ce qui manque, sans garanties inutiles. Il compare les assureurs sur votre métier et vous répond par écrit.

  • Des écarts de prix importants, à garanties équivalentes : les tarifs varient fortement d’un assureur à l’autre pour un même profil.
  • Des garanties sur mesure : invalidité jugée sur votre métier, exclusions dos et psy rachetées, franchise calée sur votre trésorerie.
  • 0 € de frais de courtage : nous sommes rémunérés par l’assureur retenu, jamais par vous.

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Exemple : Karim, plombier, 39 ans, 38 000 € de revenu

Karim est plombier installé, affilié à la SSI. Son revenu net est de 38 000 €/an, soit 104,11 €/jour (38 000 ÷ 365). Il reçoit deux devis pour une couverture apparemment identique : IJ de 60 €/j avec franchise 15 jours, rente d'invalidité de 24 000 €/an, capital décès de 150 000 €.

  • Contrat A — 62 €/mois. Invalidité évaluée sur barème fonctionnel, seuil de déclenchement à 33 %, exclusion des pathologies du rachis.
  • Contrat B — 79 €/mois. Invalidité sur barème professionnel, seuil à 15 %, rachat des exclusions dos.

À 41 ans, Karim se blesse gravement l'épaule droite. Séquelles définitives : il ne peut plus travailler bras levé ni porter de charge lourde. L'expertise retient 20 % d'invalidité fonctionnelle (il marche, il conduit, il vit normalement) et 45 % d'invalidité professionnelle (il ne peut plus poser, il se replie sur le devis et la petite maintenance).

Karim : le même sinistre dans les deux contrats (rente souscrite 24 000 €/an, invalidité de 41 à 62 ans)
  Contrat A (62 €/mois) Contrat B (79 €/mois)
Taux retenu 20 % (fonctionnel) 45 % (professionnel)
Seuil de déclenchement 33 % → non atteint 15 % → atteint
Rente annuelle versée 0 € 24 000 × 45 ÷ 66 = 16 363,64 €/an
Cumul jusqu'à 62 ans (21 ans) 0 € 16 363,64 × 21 = 343 636,44 €
Cotisation cumulée sur 21 ans (si elle restait due) 62 × 12 × 21 = 15 624 € 79 × 12 × 21 = 19 908 €
Écart de cotisation 17 €/mois, soit 204 €/an et 4 284 € sur 21 ans au plus

Rente proratisée selon la formule usuelle des contrats TNS : taux entre 33 et 66 % → rente × N ÷ 66 ; au-delà de 66 %, rente entière. Vérifiez la formule exacte dans vos conditions générales, elle varie d'un contrat à l'autre. De nombreux contrats exonèrent en outre de cotisations pendant l'arrêt ou l'invalidité : le coût réel de l'écart est alors limité aux années qui précèdent le sinistre (2 ans et 408 € pour Karim).

Karim aurait choisi le contrat A sur un comparateur en ligne : mêmes garanties affichées, 17 €/mois de moins, meilleur classement. C'est le mécanisme exact par lequel un tri par prix produit un mauvais conseil. Rappelons que la SSI ne verse de pension d'invalidité qu'à partir d'une capacité de travail réduite des deux tiers (au plus 1 201,50 €/mois pour l'incapacité partielle au métier) : à 45 %, Karim ne toucherait rien du régime obligatoire.

Pourquoi les comparateurs en ligne classent mal

La cause tient moins à la malhonnêteté qu'à la structure de la donnée. Un comparateur a besoin de champs normalisés pour trier : il prend la cotisation mensuelle, le montant d'IJ, éventuellement le capital décès. Ces trois champs existent chez tous les assureurs et se comparent facilement. Les six clauses qui décident réellement du versement — seuil, barème, forfaitaire/indemnitaire, exclusions, durée, revalorisation — sont rédigées différemment par chaque assureur, parfois sur plusieurs pages de conditions générales. Elles ne rentrent pas dans une colonne, donc elles disparaissent du tri.

Il en découle plusieurs biais :

  • Le tri par prix récompense la restriction. Le contrat qui exclut le plus est celui qui remonte en tête. Le classement produit exactement l'inverse de ce qu'un acheteur informé choisirait.
  • Les « garanties » affichées ne sont pas les garanties versées. « IJ 100 €/j » signifie 100 €/j en forfaitaire, et « au maximum 100 €/j sous réserve de justification de la perte, IJ de la caisse déduites » en indemnitaire. Même libellé, deux produits.
  • La caisse obligatoire est absente de l'équation. Aucun comparateur ne vous demande votre caisse. Or c'est elle qui définit la franchise pertinente : proposer une franchise de 90 jours à une infirmière CARPIMKO revient à ne rien couvrir du tout entre le 4e et le 90e jour, période pendant laquelle elle ne perçoit que le socle CPAM.

La méthode correcte est l'inverse : on fige d'abord la configuration de garanties (franchise, montant, barème, seuil, durée, exclusions rachetées) à partir de votre caisse et de votre métier, puis on demande le prix de cette configuration. C'est plus lent, et c'est la seule façon d'obtenir une comparaison qui veut dire quelque chose.

« Quelle est la meilleure prévoyance TNS ? » : trois questions à se poser

C'est la question la plus posée et celle qui n'a pas de réponse nominative. Elle se décompose en trois questions qui, elles, ont des réponses précises.

  1. Que verse déjà votre caisse, et quand ? C'est le point de départ. Un affilié CAVEC (130 €/j dès J91, jusqu'à 290 850 € de capital décès) et un affilié CIPAV (aucune IJ propre après le 90e jour) n'achètent pas le même contrat, même à revenu identique. Le baromètre IJ toutes caisses donne l'état des lieux régime par régime.
  2. Quel est le sinistre qui vous ruine ? Pour un artisan, c'est l'invalidité partielle qui l'empêche d'exercer sans le rendre invalide au sens de la Sécurité sociale. Pour un consultant, c'est l'arrêt psychique long. Pour un praticien avec un cabinet, ce sont les charges fixes. Le meilleur contrat est celui qui couvre ce sinistre-là.
  3. Les 10 critères sont-ils satisfaits, et à quel prix ? Dans cet ordre. Un contrat qui coche les critères 3, 4, 5 et 6 vaut presque toujours les 15 à 30 €/mois supplémentaires — dans l'exemple de Karim, la rente versée représente environ 80 fois l'écart de cotisation.

Si un interlocuteur vous répond « le meilleur, c'est [nom d'assureur] » sans vous avoir demandé votre caisse ni votre métier, la réponse n'est pas une analyse : c'est un référencement.

Quand ne pas changer de contrat

Notre modèle économique nous pousserait à conclure que tout contrat existant est à remplacer. C'est faux dans plusieurs cas, et certains changements sont franchement dangereux.

  • Vous avez souscrit jeune et en bonne santé. Votre tarification par tranche d'âge et votre absence d'exclusion médicale valent souvent plus que le gain apparent d'un nouveau contrat. Un nouveau questionnaire médical peut faire ressortir un antécédent apparu depuis, et se solder par une exclusion définitive.
  • Vous êtes en cours d'arrêt ou en instance d'expertise. On ne change jamais de contrat dans cette situation : le nouvel assureur exclura la pathologie en cours.
  • Votre caisse vous couvre déjà bien et vos charges sont nulles. Un expert-comptable CAVEC en classe 4, sans emprunt, salarié de sa propre structure, n'a parfois besoin que d'un complément sur les 90 premiers jours.
  • Votre budget est déjà tendu entre santé et prévoyance. Arbitrez d'abord — mutuelle ou prévoyance — puis regardez le prix réel après déduction. Ajouter une garantie superflue est aussi une erreur de conseil.

Avant de comparer quoi que ce soit, chiffrez votre écart réel avec le simulateur d'indemnités journalières et le calcul du reste à vivre en arrêt. Le montant à assurer se déduit de ce chiffre.

Cette grille s’applique à un contrat. Pour partir de votre profession plutôt que du contrat, la prévoyance métier par métier donne votre caisse et son barème réel.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure prévoyance TNS ?

Aucune réponse universelle, et toute réponse nominative est un argument commercial. Le bon contrat dépend de votre caisse (la CARPIMKO ne verse rien avant J91, la CIPAV et la CAVP aucune IJ propre, la CAVEC 130 €/j dès J91), de votre métier (barème d'invalidité et exclusions à racheter) et des 10 critères contractuels de cette page. Deux contrats au prix voisin peuvent verser l'un 16 363,64 €/an et l'autre rien.

Combien de temps un contrat doit-il indemniser un arrêt de travail ?

Jusqu'au 1 095e jour (3 ans), pour se raccorder aux régimes obligatoires : les caisses libérales qui versent des IJ le font jusqu'à 1 095 jours (CARPIMKO, CARMF, CARCDSF, CAVEC, CNBF), la SSI et le régime général plafonnent à 360 jours sur 3 ans. Un contrat s'arrêtant à 365 ou 730 jours crée un trou avant le basculement en invalidité. Vérifiez aussi la prise en charge de la reprise partielle d'activité.

Passer par un courtier coûte-t-il plus cher que souscrire en direct ?

Non. Le courtier est rémunéré par une commission que verse l’assureur retenu, comprise dans la cotisation : chez Prevoya, vous ne payez aucun frais de courtage. L’intérêt est ailleurs. À garanties équivalentes, le tarif d’une prévoyance d’indépendant varie d’un assureur à l’autre pour un même profil (chez Prevoya : à partir de 34 €/mois, 52 €/mois en moyenne pour une bonne couverture, repères en vigueur en octobre 2026) ; un courtier compare plusieurs grilles là où un assureur ne présente que la sienne. Il ajuste aussi des garanties rarement proposées en direct — invalidité appréciée sur votre profession, rachat des exclusions dos et psy, franchise calée sur votre caisse — et vous accompagne en cas de sinistre.

Quel est le critère le plus important d'un contrat de prévoyance TNS ?

Pour un métier manuel ou technique : le barème d'invalidité professionnel associé à un seuil de déclenchement à 15 %. Une main abîmée vaut 20 % en fonctionnel et 100 % en professionnel pour un dentiste. Avec un seuil à 33 %, le contrat ne verse rien dans le premier cas — et l'écart se chiffre en centaines de milliers d'euros sur une rente servie vingt ans.

Faut-il comparer les contrats de prévoyance à prix égal ou à garanties égales ?

À garanties égales, toujours. La méthode : figer six paramètres (franchise, montant d'IJ, type de barème, seuil, durée, exclusions rachetées) à partir de votre caisse et de votre métier, puis demander le prix de cette configuration à chaque assureur. Comparer à prix égal revient à comparer deux produits différents.

La garantie frais généraux est-elle utile ?

Indispensable dès que votre activité supporte des charges fixes qui continuent de courir : loyer de cabinet ou de local, leasing, salaire d'assistant, logiciels, assurances professionnelles. Les IJ remplacent un revenu ; les charges fixes relèvent de la garantie frais généraux. Un consultant travaillant de chez lui sans charge fixe n'en a en revanche pas l'usage.

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Yacine Sahnoune, courtier en assurances et fondateur de Prevoya

L’auteur de cette page

Yacine Sahnoune

Courtier en assurances · Fondateur de Prevoya (WeSave SAS) · Directeur de la publication

Il rédige et vérifie l’ensemble des contenus de ce site. Il conseille les indépendants et les dirigeants sur leur prévoyance, leur mutuelle et leur assurance de prêt, à partir des barèmes des treize caisses obligatoires.