Calculateur fiscal — barèmes 2026 vérifiés

Plafond PER 2026 : calculez votre déduction

Prevoya Courtier ORIAS n° 26004449 Publié le 19 août 2026 · Mis à jour le 5 octobre 2026

Le plafond de déduction d'un plan d'épargne retraite dépend de votre statut, et les deux régimes n'ont ni la même assiette ni le même PASS. Un travailleur non salarié au réel déduit jusqu'à 88 911 € en 2026, calculés sur le bénéfice de l'année en cours. Un président de SASU ou un salarié déduit jusqu'à 37 680 €, calculés sur les revenus de l'an dernier. Un micro-entrepreneur, exclu du Madelin, garde lui aussi accès au PER.

88 911 €le plafond maximum d'un TNS au réel en 2026
37 680 €celui d'un salarié ou d'un président de SASU
4 710 €le plancher garanti, même à faible revenu

Votre plafond en 4 champs

Le statut détermine l'assiette : bénéfice de l'année en cours pour le TNS, revenus de l'an dernier pour les autres.

TNS : bénéfice imposable de l'année. Salarié ou assimilé : revenus de l'an dernier nets de cotisations et de frais. Micro : chiffre d'affaires de l'an dernier après abattement (71 %, 50 % ou 34 %).

Sortie et rendement — pour connaître votre gain net réel

C'est la variable la plus importante. Un PER perd son avantage dès que cette tranche égale ou dépasse celle d'aujourd'hui.

Valeur par défaut : 2,63 %, revalorisation moyenne des fonds en euros 2025 relevée par l'ACPR. C'est la seule hypothèse de rendement adossée à une autorité prudentielle française. Modifiez-la selon votre allocation.

Reports et limite d'âge (facultatif)

Figurent sur votre dernier avis d'imposition, rubrique « plafond épargne retraite ».

Deux régimes, deux calculs — l'erreur la plus répandue

Beaucoup de simulateurs en ligne appliquent une seule formule au PER, à tort : le Code général des impôts prévoit deux régimes distincts, qui ne diffèrent pas seulement par le taux, mais aussi par l'année de référence.

Les deux régimes de déduction PER applicables en 2026
CritèreTNS au réel (art. 154 bis)Salarié, assimilé, micro (art. 163 quatervicies)
AssietteBénéfice imposable de l'année en coursRevenus professionnels de l'année précédente, nets de cotisations et de frais
PASS retenuCelui de l'année en cours : 48 060 €Celui de l'année précédente : 47 100 €
Formule10 % du bénéfice (limité à 8 PASS) + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS10 % des revenus, retenus dans la limite de 8 PASS
Plancher4 806 €4 710 €
Plafond88 911 €37 680 €
Revenu saturant384 480 €376 800 €

Sources : articles 154 bis et 163 quatervicies du CGI, doctrine BOFiP, plafond annuel de la Sécurité sociale fixé par arrêté du 22 décembre 2025.

Le chiffre clé

À bénéfice égal de 100 000 €, un TNS au réel déduit 17 791 € quand un président de SASU rémunéré au même niveau ne déduit que 10 000 €. L'écart de 7 791 € ne tient pas au montant versé, mais à la tranche supplémentaire de 15 % réservée aux non-salariés.

Exemple : Claire, kinésithérapeute, 72 000 € de BNC

Claire exerce en libéral et relève de la CARPIMKO. Son bénéfice imposable 2026 s'établit à 72 000 €. Son plafond PER se calcule ainsi : 10 % de 72 000 € donnent 7 200 €, auxquels s'ajoutent 15 % de la fraction comprise entre 48 060 € et 72 000 €, soit 15 % de 23 940 € ou 3 591 €. Son disponible de l'année atteint donc 10 791 €.

Avec une tranche marginale à 30 %, verser l'intégralité de ce disponible lui fait économiser 3 237 € d'impôt : elle place 10 791 € pour un effort net de 7 554 €. Et ce plafond ne consomme rien de son disponible Madelin prévoyance, qui s'élève de son côté à 6 064,20 € — les deux enveloppes sont indépendantes.

Reste l'ordre des priorités. Claire relève d'une caisse qui ne verse rien avant le 91e jour d'arrêt, puis 55,44 € par jour. Placer 10 791 € sur un PER pendant qu'un arrêt de six mois lui coûterait plus de 20 000 € de revenu net serait un arbitrage discutable. La séquence qui protège : sécuriser d'abord le revenu, optimiser ensuite.

Étape suivante

Faire vérifier votre optimisation Madelin et PER

Reste à choisir comment utiliser ce plafond : prévoyance, santé, retraite ou rachat de trimestres. Un courtier chiffre l’économie d’impôt de chaque option avant que vous ne décidiez.

  • Plusieurs contrats comparés : frais sur versements et de gestion, supports, options de sortie — l’écart pèse lourd sur vingt ans.
  • Le bon arbitrage fiscal : Madelin, PER ou rachat de trimestres, chiffrés sur votre tranche d’imposition.
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Ce qui change en 2026

  • Plus de déduction à partir de 70 ans. La loi de finances pour 2026 supprime l'avantage fiscal à l'entrée pour les versements effectués à compter du jour du soixante-dixième anniversaire. Les anciens contrats PERP et Madelin retraite ne sont pas visés par cette limite d'âge. Leur rente n'est pas pour autant moins taxée à la sortie : environ 10,1 % de prélèvements sociaux sur toute la rente Madelin, contre 18,6 % sur la seule fraction imposable d'une rente de PER (40 % entre 60 et 69 ans, soit environ 7,4 % de la rente).
  • Report des plafonds porté à cinq ans, contre trois auparavant : le plafond constaté au titre de 2026 sera reportable jusqu'en 2031. Pour un versement en 2026, les reliquats de 2023, 2024 et 2025 restent mobilisables ; le sort des reliquats plus anciens n'est pas encore précisé par la doctrine administrative.
  • Fiscalité de sortie alourdie. Les gains d'un PER sortis en capital supportent désormais un prélèvement forfaitaire de 31,4 % et non plus 30 %, la CSG sur les revenus du capital étant passée de 9,2 % à 10,6 %. L'assurance-vie est expressément exclue de cette hausse ; le PER ne l'est pas.
  • Huit cas de déblocage anticipé depuis le 14 juin 2026 (loi n° 2026-492 du 12 juin 2026), et non plus six : s'ajoutent l'affection grave ou l'accident d'une particulière gravité touchant un enfant à charge, et le cas du titulaire mineur.

Le PER n'est pas une couverture. Il prépare un revenu futur ; il ne verse rien en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès prématuré — et les sommes y sont bloquées jusqu'à la retraite, hors les huit cas de déblocage. Avant d'optimiser sa fiscalité, mieux vaut vérifier ce que verse réellement sa caisse : le simulateur d'indemnités journalières donne la réponse en deux minutes.

L'économie d'impôt à l'entrée n'est qu'un report d'imposition

C'est le biais de nombreux simulateurs de PER en ligne : ils affichent l'économie d'impôt de l'année du versement et s'arrêtent là. Or cette économie est un report d'imposition. À la sortie, la part du capital issue de vos versements déduits est imposée au barème de l'impôt sur le revenu, catégorie pensions, sans l'abattement de 10 % dont bénéficient les retraites. Les gains, eux, subissent le prélèvement forfaitaire unique.

Un chiffre souvent pas à jour

Le prélèvement forfaitaire sur les gains d'un PER est de 31,4 % en 2026, et non de 30 %. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a porté les prélèvements sociaux sur les revenus du capital de 17,2 % à 18,6 %, auxquels s'ajoutent 12,8 % d'impôt. L'assurance-vie et les contrats de capitalisation sont expressément exclus de cette hausse et restent à 17,2 % — le PER, lui, est concerné.

La conséquence est simple à formuler : le PER gagne quand votre tranche marginale baisse entre aujourd'hui et la retraite, et perd son intérêt fiscal quand elle reste identique. Un indépendant imposé à 41 % en activité et à 11 % à la retraite fait une opération très favorable. Le même indépendant qui anticipe de rester à 30 % ne gagne plus rien sur l'impôt — il conserve un effet de capitalisation sur la somme non fiscalisée, ce qui reste positif, mais l'argument de défiscalisation tombe.

Le simulateur ci-dessus applique ce raisonnement complet : il demande votre tranche anticipée à la retraite, calcule l'impôt de sortie poste par poste, et affiche votre gain fiscal net en pourcentage des versements.

PER ou assurance-vie : l'arbitrage à effort net identique

La comparaison honnête ne met pas en regard 10 000 € versés sur un PER et 10 000 € versés sur une assurance-vie. Elle compare le même effort net : si verser 10 000 € sur un PER vous coûte réellement 5 900 € après économie d'impôt à 41 %, la bonne question est de savoir ce que donneraient ces 5 900 € placés directement.

Deux forces s'opposent alors. La déduction fait travailler une somme plus importante pendant toute la durée du placement, ce qui joue en faveur du PER. À l'inverse, la fiscalité de sortie est plus lourde : 31,4 % sur les gains contre 24,7 % en assurance-vie après huit ans, et cette dernière bénéficie en outre d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple.

Sur un horizon long et avec un écart de tranche significatif, le PER l'emporte nettement. Sur un horizon court ou à tranche constante, l'écart se resserre jusqu'à s'inverser — et l'assurance-vie conserve un avantage que le calcul ne chiffre pas : les sommes y restent disponibles à tout moment, là où le PER reste bloqué jusqu'à la retraite en dehors des huit cas de déblocage anticipé.

Trois profils pour lesquels le PER n'est pas la bonne réponse

  1. La tranche à 11 % ou à 0 %. À 11 %, la déduction rapporte 11 centimes par euro versé, pour un capital bloqué jusqu'à la retraite. L'assurance-vie ou un simple compte-titres offrent la même capitalisation sans le blocage.
  2. Le besoin de liquidité à court terme. Une activité en développement, un projet d'acquisition de locaux, une trésorerie tendue : le PER est l'enveloppe la moins adaptée, ses cas de déblocage étant limitativement énumérés.
  3. La couverture prévoyance absente. C'est l'ordre qui compte. Un PER ne verse rien si vous vous arrêtez de travailler demain, et vos versements cessent au moment précis où votre revenu s'effondre. Se couvrir d'abord, défiscaliser ensuite — vérifiez ce que verse votre caisse avant d'arbitrer.

Questions fréquentes

Quel est le plafond de déduction PER en 2026 ?

Il dépend du statut. Un travailleur non salarié au réel déduit 10 % de son bénéfice (retenu dans la limite de 8 PASS) plus 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS, soit jusqu'à 88 911 €, avec un plancher de 4 806 €. Un salarié, un assimilé salarié ou un micro-entrepreneur déduit 10 % de ses revenus professionnels de l'année précédente, soit jusqu'à 37 680 €, avec un plancher de 4 710 €.

Un micro-entrepreneur peut-il déduire des versements sur un PER ?

Oui, et c'est contre-intuitif : la déduction Madelin lui est fermée, parce que l'abattement forfaitaire du régime micro est réputé couvrir toutes ses charges, mais le PER lui reste ouvert par le plafond de droit commun. Son assiette est le chiffre d'affaires de l'année précédente diminué de l'abattement, et il bénéficie au minimum du plancher de 4 710 €.

Peut-on encore déduire ses versements PER après 70 ans ?

Non. La loi de finances pour 2026 supprime la déduction pour les versements effectués à compter du jour du soixante-dixième anniversaire du titulaire. En contrepartie, ces versements non déduits ressortent en capital en franchise d'impôt sur le revenu et bénéficient, en rente, du régime des rentes viagères à titre onéreux.

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Courtier ORIAS n° 26004449 · Aucune donnée de santé demandée

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Sources