Prix d'une prévoyance TNS en 2026 : fourchettes réelles par métier
Une prévoyance TNS coûte en moyenne environ 85 €/mois, soit 2,79 €/jour. Les fourchettes réelles relevées en 2025-2026 vont de 45 à 130 €/mois pour un artisan du bâtiment et 50 à 100 €/mois pour un consultant (entrées de gamme dès 26-40 €), à 60 à 150 €/mois pour une infirmière libérale et 200 à 280 €/mois pour un médecin bien couvert. Après déduction Madelin, une cotisation de 100 €/mois revient à 70 €/mois net à 30 % de tranche marginale, et 55 €/mois à 45 %.
Combien coûte une prévoyance TNS selon votre métier ?
Les fourchettes ci-dessous sont des tarifs publics relevés en 2025-2026 pour des contrats individuels comprenant les indemnités journalières, l'invalidité et le décès. Elles ne remplacent pas un devis : à métier et à âge identiques, deux assurés peuvent payer du simple au double selon la franchise et les options retenues.
| Profil | Fourchette courante | Couverture renforcée | Exemple de calage |
|---|---|---|---|
| Infirmière libérale (30-40 ans) | 60 à 150 €/mois | 150-200 €/mois sans exclusion des pathologies du dos | IJ + invalidité + décès ; la CARPIMKO ne verse rien avant le 91e jour |
| Artisan du bâtiment (35-45 ans) | 45 à 130 €/mois | 150-200 €/mois pour les métiers les plus exposés | Indice de fréquence des accidents du travail du BTP : 38,1 contre 26,4 tous secteurs |
| Consultant / freelance de bureau (30-40 ans) | 50 à 100 €/mois pour 2 500 à 5 000 €/mois assurés | Entrées de gamme dès 26-40 €/mois | Consultante IT de 46 ans, 3 333 €/mois assurés : 56 à 76 €/mois selon l'assureur |
| Restaurateur / commerçant (40 ans) | 75 à 120 €/mois | — | Formule de base arrêt + invalidité ≈ 80 €/mois ; moyenne marché ≈ 85 €/mois |
| Médecin libéral (40 ans, BNC ≈ 130 k€) | 200 à 280 €/mois | — | IJ de 350 €/j dès le 30e jour, rente d'invalidité, capital décès de 350 000 € |
Fourchettes indicatives relevées publiquement (2025-2026). Le tarif réel dépend de l'âge, du revenu assuré, des franchises, des options et de l'état de santé déclaré au questionnaire médical.
Ce que ce tableau raconte, au-delà des chiffres : le prix suit d'abord le risque du métier, ensuite le trou laissé par la caisse. Une infirmière paie plus qu'un consultant non seulement parce qu'elle porte des patients, mais parce que la CARPIMKO ne verse rien avant le 91e jour puis 55,44 €/j seulement : il faut donc acheter une franchise courte et un montant élevé. Un affilié CIPAV ou CAVP, dont la caisse ne verse aucune indemnité journalière propre, est dans le même cas. À l'inverse, un expert-comptable CAVEC qui reçoit 130 €/j dès le 91e jour peut se contenter d'un complément plus léger sur la longue durée.
Les 7 facteurs qui font le prix
- L'âge à la souscription. C'est le premier levier, et le seul irréversible. La quasi-totalité des contrats TNS sont tarifés par tranche d'âge, avec une progression tous les cinq ans. Souscrire à 30 ans plutôt qu'à 45 ans change la trajectoire de cotisation sur toute la durée du contrat.
- Le métier et sa classe de risque. Les assureurs classent les professions en catégories. Un couvreur, un chauffeur, un kinésithérapeute ne relèvent pas de la même classe qu'un consultant. Certains métiers manuels sont majorés de 30 à 50 %, d'autres sont refusés en formule standard.
- Le revenu assuré. Le prix est proportionnel au montant d'indemnité journalière et de rente souscrit. C'est le seul facteur que vous pilotez vraiment : assurer 120 €/j au lieu de 80 €/j augmente la prime de moitié.
- Les franchises. Passer d'une franchise de 90 jours à 30 jours, ou de 30 à 15 jours, renchérit sensiblement la cotisation. Le bon réglage dépend de votre caisse : inutile de payer une franchise à 15 jours si votre caisse verse déjà des IJ dès le 4e jour — voir franchise et délai de carence.
- Le barème d'invalidité. Un barème professionnel (qui mesure votre incapacité à exercer votre métier) coûte plus cher qu'un barème fonctionnel (qui mesure une incapacité physique générale). C'est l'écart de prix le plus rentable du contrat — voir professionnelle ou fonctionnelle.
- Le rachat des exclusions dos et psy. Les pathologies du rachis et les affections psychiques sont exclues ou fortement limitées dans les contrats d'entrée de gamme. Leur rachat est une option payante — c'est ce qui explique le saut de 150 à 200 €/mois pour une infirmière. Détail sur notre page exclusions dos-psy.
- Le statut tabagique et l'état de santé. Une majorité d'assureurs appliquent un tarif fumeur distinct. S'y ajoutent les surprimes ou exclusions issues du questionnaire médical : antécédent lombaire, arrêt psychologique, chirurgie récente.
Le coût net après déduction Madelin
La cotisation d'un contrat de prévoyance Madelin est déductible du bénéfice imposable, dans une enveloppe commune à la santé et à la prévoyance : 3,75 % du bénéfice imposable + 7 % du PASS (3 364,20 € en 2026), plafonnée à 3 % de 8 PASS, soit 11 534,40 €. L'économie réelle vaut la cotisation multipliée par votre tranche marginale d'imposition.
| Tranche marginale | Économie d'impôt annuelle | Coût net annuel | Coût net mensuel |
|---|---|---|---|
| 0 % | 0 € | 1 200 € | 100 € |
| 11 % | 132 € | 1 068 € | 89 € |
| 30 % | 360 € | 840 € | 70 € |
| 41 % | 492 € | 708 € | 59 € |
| 45 % | 540 € | 660 € | 55 € |
Calcul : 1 200 € × TMI. Barème IR 2026 (revenus 2025) : 0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 %. Votre disponible exact se calcule avec notre calculateur de plafond Madelin.
La déduction n'est pas un cadeau, c'est un décalage. En contrepartie de la déduction, les prestations d'un contrat Madelin — indemnités journalières et rentes — sont imposables à l'impôt sur le revenu. À tranche faible ou moyenne, ce report peut coûter plus cher que l'économie réalisée, surtout sur une rente d'invalidité versée pendant des décennies. Nous détaillons l'arbitrage chiffré sur Madelin ou non-Madelin. Cas particulier : le micro-entrepreneur n'a pas le choix — il ne peut rien déduire (art. 154 bis du CGI, régime réel exigé).
60 % des indépendants non équipés citent le prix comme frein principal (baromètre MetLife/CSA 2026), alors que la moyenne du marché tourne autour de 85 €/mois — 2,79 € par jour. Dans le même temps, 62 % déclarent ne pas pouvoir maintenir leur niveau de vie au-delà d'un mois d'arrêt avec les seules prestations obligatoires. Le taux d'équipement est de 44 % en 2026 : 33 % sous 40 000 € de revenu, 63 % entre 40 et 60 000 €, 73 % au-delà de 60 000 €.
Exemple : Nadia, infirmière libérale, 34 ans, 42 000 € de BNC
Nadia exerce en libéral, affiliée à la CARPIMKO. Son BNC est de 42 000 €/an, soit 115,07 €/jour (42 000 ÷ 365). Elle est imposée dans la tranche à 30 %. Voici ce que sa caisse verse, et ce que ça lui coûte de combler l'écart.
| Période d'arrêt | Ce que verse le régime obligatoire | Écart vs 115,07 €/j |
|---|---|---|
| J1 – J3 (carence) | 0 €/j | − 115,07 €/j |
| J4 – J90 (CPAM, socle libéral) | 42 000 ÷ 730 = 57,53 €/j | − 57,54 €/j |
| J91 – J1 095 (CARPIMKO) | 55,44 €/j forfaitaires | − 59,63 €/j |
Sur un arrêt de 6 mois (180 jours), le manque à gagner cumulé de Nadia dépasse 10 500 € — sans compter les charges de cabinet qui continuent de courir.
Nadia souscrit une IJ complémentaire de 60 €/j avec franchise à 15 jours, une rente d'invalidité sur barème professionnel et le rachat des exclusions dos. Devis : 95 €/mois, soit 1 140 €/an — dans la fourchette 60-150 €/mois de son métier, au-dessus de la médiane parce que le rachat dos est inclus. Son coût net :
- Cotisation annuelle : 95 × 12 = 1 140 €.
- Économie d'impôt à 30 % : 1 140 × 0,30 = 342 €.
- Coût net annuel : 1 140 − 342 = 798 €, soit 66,50 €/mois (798 ÷ 12).
- Disponible Madelin : (42 000 × 3,75 %) + 3 364,20 = 1 575 + 3 364,20 = 4 939,20 €. Sa cotisation de 1 140 € y entre largement — mais l'enveloppe est commune avec sa mutuelle santé Madelin, il faut donc additionner les deux avant de conclure.
Autrement dit : 66,50 €/mois net pour transformer 55,44 €/j en 115,44 €/j à partir du 16e jour d'arrêt. Rapporté à son revenu, c'est 1,9 % de son BNC (798 ÷ 42 000).
Pourquoi le contrat le moins cher coûte cher
Un tarif d'entrée de gamme à 26-45 €/mois n'est pas une prouesse commerciale : c'est un contrat dont on a retiré ce qui coûte. Quatre mécanismes, presque toujours les mêmes, expliquent l'écart de prix — et ce sont exactement ceux qui décident du versement le jour du sinistre.
- Les exclusions dos et psy. Les affections du rachis et les troubles psychiques figurent parmi les motifs les plus fréquents d'arrêt long. Un contrat qui les exclut économise beaucoup — et ne verse rien précisément dans les cas les plus probables pour un métier manuel ou un dirigeant sous tension.
- L'indemnitaire strict. Le montant souscrit devient un simple plafond : l'assureur recalcule votre perte réelle au moment du sinistre et en déduit les IJ de votre caisse. Une mauvaise année N-1 rabote l'indemnisation d'autant. Mécanisme détaillé sur forfaitaire ou indemnitaire.
- L'invalidité fonctionnelle seule. Un chirurgien-dentiste qui perd l'usage fin de sa main droite peut être évalué à 20 % d'invalidité fonctionnelle — et à 100 % d'invalidité professionnelle. Le barème fonctionnel seul, c'est la garantie invalidité vidée de sa substance pour les métiers techniques et manuels.
- Le seuil de déclenchement à 33 %. Sous ce seuil, l'assureur ne verse rien. Un contrat qui déclenche dès 15 % indemnise des situations d'incapacité partielle durable très fréquentes ; un contrat à 33 % les laisse à votre charge. Vérifiez ce chiffre avant le prix — il figure dans notre grille de lecture en 10 critères.
Ajoutons la durée d'indemnisation : certains contrats bon marché s'arrêtent à 365 ou 730 jours, là où les caisses libérales indemnisent jusqu'au 1 095e jour. Le raccordement se fait mal, et le trou apparaît au pire moment.
La cotisation augmente-t-elle avec le temps ?
Oui, deux fois. Structurellement d'abord : la tarification par tranche d'âge fait progresser la prime tous les cinq ans, généralement jusqu'à 60 ou 65 ans. Conjoncturellement ensuite : les cotisations santé et prévoyance ont augmenté de 7,5 % en 2024 selon France Assureurs, sous l'effet de la sinistralité et des transferts de charge de la Sécurité sociale. Un devis de 2023 ne reflète plus le marché de 2026.
Le corollaire est contre-intuitif : une cotisation qui ne bouge pas pendant cinq ans n'est pas forcément une bonne nouvelle. Si les prestations ne sont pas revalorisées en parallèle, votre IJ de 100 €/j perd chaque année du pouvoir d'achat pendant que votre revenu progresse. La revalorisation des prestations — en service comme hors service — fait partie du prix, et c'est une ligne qu'on ne trouve jamais dans un tableau comparatif public.
Contre-discours : quand il ne faut pas payer plus
Notre intérêt de courtier serait de vous vendre le contrat le plus complet. Ce serait une erreur de conseil dans plusieurs cas très courants.
- Vous relevez de la CAVEC en classe 3 ou 4 sans emprunt majeur. 130 €/j dès le 91e jour, jusqu'à 290 850 € de capital décès et 49 860 €/an de rente d'invalidité : le complément décès est superflu. Concentrez le budget sur les 90 premiers jours et l'invalidité partielle.
- Votre revenu est inférieur à 20 000 €. Avant d'ajouter une cotisation, vérifiez ce que verse déjà votre caisse. Le taux d'équipement de 33 % sous 40 000 € de revenu n'est pas seulement un problème de prix : à ce niveau, une garantie mal calibrée peut être un pur coût.
- Vous êtes micro-entrepreneur avec une activité accessoire salariée. Si votre emploi salarié vous couvre déjà par un contrat collectif, la duplication ne sert à rien : la clause indemnitaire empêchera le cumul.
- Vous hésitez entre mutuelle et prévoyance faute de budget. Ce sont deux produits différents et l'arbitrage se pose vraiment — nous l'expliquons sur mutuelle ou prévoyance. À budget contraint, la prévoyance protège contre la ruine ; la mutuelle contre la dépense courante.
Le bon montant n'est pas le plus élevé possible : c'est celui qui ferme votre écart, calculé sur votre caisse. Le simulateur d'IJ et le calcul du reste à vivre en arrêt vous donnent ce chiffre en deux minutes, avant tout devis.
Questions fréquentes
Combien coûte une prévoyance TNS par mois en 2026 ?
La moyenne du marché est d'environ 85 €/mois (2,79 €/jour). Fourchettes réelles 2025-2026 : 45 à 130 € pour un artisan du bâtiment, 50 à 100 € pour un consultant (entrées de gamme dès 26-40 €), 60 à 150 € pour une infirmière libérale, 75 à 120 € pour un restaurateur, 200 à 280 € pour un médecin libéral bien couvert. Sept facteurs font le prix : âge, métier, revenu assuré, franchises, barème d'invalidité, rachat dos-psy, tabac.
Pourquoi une prévoyance d'infirmière libérale coûte-t-elle plus cher qu'une prévoyance de consultant ?
Deux raisons cumulées : la sinistralité du métier (port de patients, déplacements, gestes répétitifs) et la structure du régime obligatoire — la CARPIMKO ne verse rien avant le 91e jour puis 55,44 €/j seulement, ce qui impose une franchise courte et un montant élevé. D'où 60-150 €/mois contre 50-100 €, et 150-200 €/mois pour une couverture sans exclusion des pathologies du dos.
Quel est le coût réel d'une prévoyance après déduction Madelin ?
Pour 100 €/mois (1 200 €/an) : 100 €/mois net si vous n'êtes pas imposable, 89 € à 11 %, 70 € à 30 %, 59 € à 41 %, 55 € à 45 %. Contrepartie à ne pas oublier : les prestations Madelin (IJ, rentes) sont imposables — voir Madelin ou non-Madelin. Votre disponible exact : calculateur de plafond Madelin.
Pourquoi le contrat de prévoyance le moins cher revient-il souvent plus cher ?
Parce que le prix bas s'achète sur des clauses : exclusions dos et psy, caractère indemnitaire strict, invalidité évaluée sur barème fonctionnel seul, et seuil de déclenchement à 33 % au lieu de 15 %. Un contrat à 45 €/mois portant ces quatre clauses peut ne rien verser dans les situations les plus fréquentes.
Les cotisations de prévoyance augmentent-elles chaque année ?
Oui, structurellement (tarification par tranche d'âge, progression tous les cinq ans) et conjoncturellement : +7,5 % en 2024 sur les cotisations santé et prévoyance selon France Assureurs. Une cotisation qui ne bouge pas cache souvent une garantie non revalorisée, donc qui se dévalue en euros constants.
Un micro-entrepreneur paie-t-il sa prévoyance plus cher ?
Le tarif brut est identique, mais le coût net est plus élevé : le micro-entrepreneur ne peut rien déduire au titre de la loi Madelin (art. 154 bis du CGI, régime réel exigé — l'abattement forfaitaire est réputé couvrir toutes les charges). 80 €/mois lui coûtent 960 €/an quelle que soit sa tranche, contre 672 € pour un confrère au réel à 30 %.
Un devis, c'est un prix et des clauses
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Calculer mes indemnités Parler à un courtierSources
- France Assureurs — marché de l'assurance santé et prévoyance 2024 (+7,5 %) — consulté en août 2026.
- Baromètre Prévoyance TNS MetLife France / Institut CSA, vague 2026 (taux d'équipement, frein prix) — consulté en août 2026.
- Comparatif-prevoyance — tarifs de maintien de salaire TNS — consulté en août 2026.
- Coover — prévoyance de l'infirmière libérale (60-150 €/mois) — consulté en août 2026.
- Coover — prévoyance de l'artisan (45-130 €/mois) — consulté en août 2026.
- Le Prévoyant — prévoyance du médecin libéral (200-280 €/mois) — consulté en août 2026.
- Réassurez-moi — guide prévoyance TNS (moyenne marché ≈ 85 €/mois) — consulté en août 2026.
- Prévention BTP — sinistralité 2024 (indice de fréquence 38,1) — consulté en août 2026.
- Légifrance — arrêté du 22 décembre 2025 fixant le PASS 2026 (48 060 €) — consulté en août 2026.
- Service-public — barème de l'impôt sur le revenu 2026 — consulté en août 2026.