Prévoyance par statut
Dividendes en SEL : ce que la règle des 10 % coûte — et les droits qu'elle ouvre
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Mis à jour le 12 octobre 2026
En société d'exercice libéral, la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, primes d'émission incluses, augmenté des sommes en comptes courants d'associés est réintégrée dans l'assiette de vos cotisations de travailleur non salarié — article L. 136-3 du code de la sécurité sociale. Avec 10 000 € de capital et 40 000 € de compte courant, le seuil vaut 5 000 € : sur 60 000 € distribués, 55 000 € cotisent. En contrepartie, cette fraction cotisée entre, selon la lecture logique des textes, dans le revenu d'activité qui sert de base aux indemnités journalières, à l'invalidité et à la retraite. Le piège est ailleurs : les dividendes restés sous le seuil n'ouvrent aucun droit, et aucun dividende, même réintégré, n'augmente le plafond Madelin, calculé sur la rémunération. Le cadre général du statut est traité sur notre page prévoyance en SEL.
Besoin d’une réponse rapide ? Un courtier calcule ce qui vous manque et compare les assureurs sur votre métier. Gratuit, sans engagement.
Recevoir mon comparatif chiffré Ou calculer mon plafond Madelin →La règle des 10 % en clair
La règle : est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales du travailleur non salarié la part des dividendes et revenus assimilés qui excède 10 % d'un montant de référence, composé de deux blocs :
- Le capital social, primes d'émission incluses, détenu en pleine propriété ou en usufruit. L'usufruit compte : un démembrement ne sort pas les titres du calcul.
- Les sommes inscrites en comptes courants d'associés. Elles grossissent le seuil — c'est le seul point où l'endettement de la société vers vous joue en votre faveur.
Et la règle ne regarde pas que vous : elle vise les sommes perçues par le professionnel exerçant, son conjoint ou partenaire de PACS, et ses enfants mineurs non émancipés. Distribuer à son conjoint associé ne divise donc rien, les deux parts s'additionnant dans le même calcul.
Sur la base légale : le mécanisme a longtemps figuré à l'article L. 131-6 III du code de la sécurité sociale ; il a été réécrit dans l'article L. 136-3 par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, dans une rédaction applicable aux cotisations depuis 2025. Une note qui vise encore « L. 131-6 III » travaille sur un texte périmé.
Les modalités d'appréciation sont fixées par l'article R. 131-7. Deux d'entre elles déplacent régulièrement le résultat :
- le capital social, les primes d'émission et les sommes en compte courant sont appréciés au dernier jour de l'exercice précédant la distribution — augmenter le capital après l'assemblée ne change rien pour l'exercice en cours ;
- les sommes en compte courant sont retenues pour leur solde moyen annuel, et non pour leur solde à la clôture. Rembourser son compte courant en décembre pour l'alimenter en janvier ne fabrique pas de seuil.
Le calcul, pas à pas
Prenons une SELARL au capital de 10 000 €, dont l'associé exerçant a laissé un solde moyen de 40 000 € en compte courant, et qui distribue 60 000 € de dividendes.
- Le montant de référence. 10 000 € de capital + 40 000 € de compte courant = 50 000 €.
- Le seuil. 10 % × 50 000 € = 5 000 €.
- La fraction non réintégrée. Les premiers 5 000 € restent des revenus de capitaux mobiliers : pas de cotisations TNS.
- La fraction réintégrée. 60 000 − 5 000 = 55 000 € entrent dans l'assiette de vos cotisations de travailleur non salarié, soit 92 % du dividende.
Le tableau ci-dessous montre où se situe le levier, et à quel prix.
| Capital social + primes | Solde moyen des comptes courants | Montant de référence | Seuil (10 %) | Fraction réintégrée |
|---|---|---|---|---|
| 10 000 € | 0 € | 10 000 € | 1 000 € | 59 000 € (98 %) |
| 10 000 € | 40 000 € | 50 000 € | 5 000 € | 55 000 € (92 %) |
| 50 000 € | 20 000 € | 70 000 € | 7 000 € | 53 000 € (88 %) |
| 100 000 € | 40 000 € | 140 000 € | 14 000 € | 46 000 € (77 %) |
Chaque tranche de 10 000 € immobilisée au capital n'achète que 1 000 € de seuil. Passer de 10 000 € à 100 000 € de capital ne sort ici que 9 000 € de dividendes de l'assiette. Augmenter le capital pour « échapper aux cotisations » revient à bloquer de l'argent à 10 % de rendement : rarement le meilleur emploi de cette somme.
La holding SPFPL : un abri de principe, pas une garantie
Le schéma était devenu un standard : la SEL distribue à une société de participations financières de professions libérales, la SPFPL encaisse, le professionnel ne perçoit rien personnellement — donc, disait-on, rien à réintégrer.
La Cour de cassation, deuxième chambre civile, a jugé le 19 octobre 2023 (pourvoi n° 21-20.366) que les dividendes versés par la SEL à la SPFPL pouvaient être réintégrés dans l'assiette des cotisations du professionnel qui exerce dans la SEL. L'espèce mérite d'être décrite : le professionnel — un chirurgien-dentiste — détenait 1 % du capital de la SELARL en direct, la SPFPL en détenait 99 %, et cette SPFPL n'avait pour associés que lui et son épouse. Il était le seul associé exerçant, donc le seul à produire les revenus distribués.
Une réponse ministérielle publiée au Journal officiel du Sénat le 27 février 2025 (question écrite n° 02878) en nuance la portée : cet arrêt ne saurait, selon le ministère, être regardé comme un arrêt de principe remettant en cause la distinction entre personnes morales et personnes physiques ; la Cour aurait sanctionné une situation précise, dans laquelle l'interposition de la holding n'avait pu avoir d'autre objet que de contourner la législation. Aucune modification législative n'est annoncée.
Ce que nous en retenons : la remontée de dividendes vers une SPFPL reste en principe hors assiette, mais le montage n'est pas un abri garanti. Une réponse ministérielle éclaire la doctrine des organismes de recouvrement ; elle ne lie pas le juge, et c'est le juge qui a tranché en 2023. Si votre structure ressemble à celle de l'espèce — un seul associé exerçant, une holding familiale, une détention directe symbolique —, faites chiffrer le risque avant la prochaine distribution, pas après le contrôle.
SELAS : une zone encore incertaine
Le président de SELAS relève du régime général pour sa rémunération de mandat. Pendant des années, la conclusion en a été tirée mécaniquement : ses dividendes échapperaient aux cotisations de travailleur non salarié.
Nous ne pouvons plus l'écrire ainsi. Aucune source primaire ne tranche aujourd'hui l'assujettissement des dividendes du président de SELAS aux cotisations TNS : ni texte explicite, ni position publiée de l'Urssaf, ni décision de justice. Les analyses professionnelles divergent depuis 2025, et l'affirmation « en SELAS les dividendes échappent aux cotisations » a cessé d'être fiable. Nous n'affirmons pas davantage l'inverse : c'est une zone mouvante, et la dire mouvante est plus utile que de choisir un camp à votre place.
Deux conséquences ne dépendent, elles, d'aucune incertitude. Un arbitrage construit uniquement sur cet avantage supposé repose sur du sable : si la lecture bascule, la reprise sera rétroactive sur les exercices non prescrits. Et surtout, une rémunération faible produit des droits faibles quel que soit le statut — c'est l'objet de la section suivante.
Ce que les dividendes ouvrent comme droits — et ce qu'ils n'ouvrent pas
Les dividendes réintégrés sont cotisés comme un revenu d'activité : à ce titre, ils entrent dans le revenu cotisé qui sert de base aux indemnités journalières (1/730e des revenus pris en compte pour le calcul des cotisations), à l'invalidité et à la retraite. C'est la lecture logique des textes, mais aucune page officielle ne le détaille : faites-la confirmer sur votre relevé de caisse. Deux limites, en revanche, sont certaines : les dividendes restés sous le seuil de 10 % ne construisent aucun droit, et aucun dividende n'entre dans le plafond Madelin, assis sur la rémunération.
| Ce qui est en jeu | Rémunération | Dividendes |
|---|---|---|
| Indemnités journalières | 1/730e du revenu d'activité moyen des 3 dernières années, jusqu'à 197,51 €/jour | Fraction réintégrée : en principe prise en compte dans le revenu de référence, puisqu'elle est cotisée (à confirmer par la caisse). Fraction sous le seuil : aucun effet |
| Retraite de base et complémentaire | Points et trimestres acquis sur les cotisations d'activité | Fraction réintégrée : cotisée, elle génère en principe des droits comme un revenu d'activité (à confirmer). Fraction sous le seuil : aucun droit |
| Invalidité et capital décès de la caisse | Prestations forfaitaires ou par classe, ouvertes par la cotisation d'activité | Se règlent sur le forfait ou la classe de la caisse ; l'effet de la fraction réintégrée sur la classe est à vérifier auprès de la caisse |
| Plafond Madelin (art. 154 bis CGI) | 3,75 % du bénéfice + 3 364,20 € (7 % du PASS), plafonné à 11 534,40 € | Assiette assise sur le bénéfice imposable, c'est-à-dire la rémunération (en BNC pour l'associé de SEL) : les dividendes, même réintégrés, n'y entrent pas |
| Cotisation subsidiaire maladie | Nulle dès 9 612 € de revenu d'activité | Les revenus du capital en constituent l'assiette |
Deux précisions. Depuis 2025, vos cotisations se calculent sur une assiette unique abattue de 26 % : cela déplace leur montant, pas le principe. Et ce piège n'a rien de propre aux libéraux : il frappe à l'identique le gérant majoritaire de SARL classique, comme le montre notre page sur l'arrêt de travail du gérant de SARL.
Le plafond de déduction Madelin crée en prime un effet de ciseau : moins vous vous rémunérez, moins vous pouvez déduire le contrat censé compenser la faiblesse de vos droits. Le forfait de 3 364,20 € subsiste, mais les 3,75 % du bénéfice fondent avec la rémunération. Qui peut déduire quoi, selon que la rémunération est imposée en BNC ou en traitements et salaires, est détaillé sur notre page Madelin et prévoyance en SEL.
Étape suivante
Faire chiffrer votre arbitrage avant la prochaine assemblée
Nous calculons ce que votre répartition rémunération / dividendes vous laisse réellement en indemnités journalières, en retraite et en déduction Madelin — et ce que coûterait la corriger. Vous repartez avec les deux scénarios écrits.
- Des écarts de prix importants, à garanties équivalentes : les tarifs varient fortement d’un assureur à l’autre pour un même profil.
- Des garanties sur mesure : invalidité jugée sur votre métier, exclusions dos et psy rachetées, franchise calée sur votre trésorerie.
- 0 € de frais de courtage : nous sommes rémunérés par l’assureur retenu, jamais par vous.
Sans engagement · Recommandation écrite · Rappel sous 24 h ouvrées
9 612 €, le plancher qui évite la cotisation PUMa
9 612 €. C'est 20 % du plafond annuel de la sécurité sociale 2026 (48 060 €), et le seuil de revenu d'activité au-delà duquel la cotisation subsidiaire maladie s'annule. En dessous, si vos revenus du capital dépassent 24 030 € — l'abattement de 50 % du PASS —, l'Urssaf peut vous appeler une cotisation dont le taux atteint 6,5 %, dans la limite de 8 PASS, soit 384 480 € d'assiette.
C'est le coût le plus facile à éviter : il frappe le professionnel qui a poussé la logique jusqu'au bout, ne s'est presque rien versé et a tout laissé en distribution. Le taux de 6,5 % est un maximum ; il décroît à mesure que le revenu d'activité augmente et s'éteint à 9 612 €. La parade tient donc en une ligne : se verser au moins 9 612 € de rémunération dans l'année. C'est un plancher de sécurité, pas un objectif — à ce niveau, les droits restent quasi nuls.
Exemple : Karim, pharmacien titulaire en SELARL
Karim, 44 ans, est titulaire d'une officine exploitée en SELARL dont il est gérant majoritaire. Capital social : 50 000 €. Solde moyen annuel de son compte courant d'associé : 20 000 €. Sur l'exercice, il dispose de 120 000 € et suit le conseil qu'il entend partout : 40 000 € de rémunération, 80 000 € de dividendes.
Ce que la règle des 10 % lui coûte :
- Montant de référence : 50 000 + 20 000 = 70 000 €. Seuil : 7 000 €.
- Fraction réintégrée : 80 000 − 7 000 = 73 000 € dans l'assiette de ses cotisations TNS.
- L'économie de cotisations que promet l'arbitrage ne porte donc, au mieux, que sur les 7 000 € restés sous le seuil — pas sur les 80 000 €. Le taux appliqué aux 73 000 € dépend de sa caisse et de son échéancier Urssaf.
Ce que l'arbitrage change à ses droits : Karim relève de la CAVP, qui ne verse aucune indemnité journalière propre. Sa seule couverture en arrêt, ce sont les indemnités CPAM des professions libérales, du 4e au 90e jour.
| Paramètre | Arbitrage actuel (40 000 €) | Tout en rémunération (120 000 €) |
|---|---|---|
| Indemnité journalière CPAM (revenu ÷ 730) | 154,79 €/jour si la fraction réintégrée compte dans le revenu de référence (40 000 + 73 000 = 113 000 € ÷ 730) ; 54,79 €/jour si elle n'y comptait pas | 164,38 €/jour (plafond : 197,51 €) |
| Un arrêt de 90 jours (87 jours indemnisés) | 13 466,73 € (4 766,73 € si la fraction réintégrée ne comptait pas) | 14 301,06 € |
| Plafond Madelin prévoyance-santé | 4 864,20 € | 7 864,20 € |
| Cotisation subsidiaire maladie | Nulle (40 000 € > 9 612 €) | Nulle |
Sur un arrêt de trois mois, l'écart d'indemnités n'est que de 834,33 € si la fraction réintégrée compte bien dans son revenu de référence — il atteindrait 9 534,33 € si elle n'y comptait pas : c'est tout l'intérêt de faire confirmer ce point par votre caisse. L'écart certain est ailleurs : 3 000 € de déduction Madelin perdus chaque année, car le plafond se calcule sur sa seule rémunération, imposée en BNC. Et l'arbitrage n'a économisé des cotisations que sur 7 000 €. Vous pouvez refaire ce calcul avec vos chiffres sur notre simulateur d'indemnités journalières.
Quand les dividendes gardent du sens
Tout basculer en rémunération serait un mauvais conseil dans au moins trois situations.
- Les associés non exerçants. La règle des 10 % vise le professionnel qui exerce dans la société, son conjoint ou partenaire de PACS et ses enfants mineurs non émancipés. Un associé hors de ces catégories n'est pas concerné : pour lui, le dividende reste un revenu de capitaux mobiliers.
- La trésorerie exceptionnelle. Un exercice atypique — cession, indemnité, année hors norme — ne justifie pas de transformer un pic ponctuel en base sociale permanente : une rémunération élevée engage l'année suivante, une distribution exceptionnelle non. Rémunérer le socle et distribuer le pic est souvent la bonne géométrie.
- Le taux marginal d'imposition. Pour un foyer à 41 ou 45 %, le prélèvement forfaitaire unique reste parfois plus favorable que le barème augmenté des cotisations. Ce n'est pas une règle, c'est un calcul — il dépend de votre TMI et de vos autres revenus.
En résumé : cet arbitrage se calcule chaque année, il ne se copie pas sur un forum. Quatre paramètres bougent d'un exercice à l'autre — le PASS, le capital et le solde moyen de vos comptes courants, votre TMI, l'état de la jurisprudence. Et si votre priorité est l'impôt plutôt que la couverture, le bon outil n'est pas la distribution mais l'enveloppe retraite : notre calculateur de plafond PER chiffre ce que vous pouvez encore y loger.
Questions fréquentes
Mes dividendes de SEL sont-ils soumis à cotisations ?
En partie seulement. Est réintégrée dans l'assiette de vos cotisations de travailleur non salarié la seule fraction des dividendes qui dépasse 10 % d'un montant de référence, composé du capital social primes d'émission incluses, détenu en pleine propriété ou en usufruit, et des sommes inscrites en comptes courants d'associés. La règle vise les sommes perçues par le professionnel exerçant, son conjoint ou partenaire de PACS, et ses enfants mineurs non émancipés. La base légale en vigueur est l'article L. 136-3 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction issue de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, applicable aux cotisations depuis 2025. La fraction qui reste sous le seuil relève de la fiscalité des revenus de capitaux mobiliers, pas des cotisations sociales.
Ma holding SPFPL me protège-t-elle ?
En principe oui, mais sans garantie. Par un arrêt du 19 octobre 2023, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation a jugé que les dividendes versés par une SEL à la société de participations financières de professions libérales qui la détient pouvaient être réintégrés dans l'assiette des cotisations du professionnel exerçant. L'espèce était particulière : le professionnel détenait 1 % du capital en direct, la SPFPL 99 %, et cette SPFPL n'était détenue que par lui et son épouse. Une réponse ministérielle publiée au Journal officiel du Sénat le 27 février 2025, sous le numéro 02878, présente cet arrêt comme la sanction d'une configuration précise et non comme un arrêt de principe, et indique qu'aucune modification législative n'est prévue. Cette réponse éclaire la doctrine administrative, mais elle ne lie pas le juge : le montage holding ne peut plus être présenté comme une protection acquise.
Les dividendes comptent-ils pour ma retraite et mes indemnités journalières ?
Il faut distinguer deux fractions. Celle qui reste sous le seuil de 10 % est un revenu du capital : elle ne compte ni pour la retraite, ni pour les indemnités journalières. Celle qui dépasse le seuil est cotisée comme un revenu d'activité : elle entre, selon la lecture logique des textes, dans le revenu qui sert de base aux indemnités journalières (1/730e des revenus pris en compte pour les cotisations), à l'invalidité et à la retraite — point qu'aucune page officielle ne détaille, à faire confirmer par votre caisse. En revanche, aucun dividende n'entre dans le plafond de déduction Madelin de l'article 154 bis du code général des impôts, assis sur le bénéfice imposable, c'est-à-dire votre rémunération.
Comment se calcule le seuil de 10 % ?
Vous additionnez le capital social, les primes d'émission et les sommes versées en comptes courants d'associés, puis vous prenez 10 % de ce total. L'article R. 131-7 du code de la sécurité sociale fixe deux modalités qui changent souvent le résultat : le capital social et les primes d'émission sont appréciés au dernier jour de l'exercice précédant la distribution, et les sommes en compte courant sont retenues pour leur solde moyen annuel, et non pour leur solde à la clôture. Exemple : 10 000 € de capital et 40 000 € de solde moyen de compte courant donnent un montant de référence de 50 000 €, donc un seuil de 5 000 €. Sur 60 000 € distribués, 55 000 € sont réintégrés dans l'assiette des cotisations.
Qu'est-ce que la cotisation PUMa ?
C'est la cotisation subsidiaire maladie, due au titre de la protection universelle maladie par une personne dont les revenus d'activité sont très faibles mais qui dispose de revenus du capital. Son taux maximal est de 6,5 %. Il décroît à mesure que le revenu d'activité augmente et s'annule dès que celui-ci atteint 20 % du plafond annuel de la sécurité sociale, soit 9 612 € en 2026. L'assiette est constituée des revenus du capital et du patrimoine, après un abattement égal à 50 % du plafond, soit 24 030 €, et dans la limite de 8 plafonds, soit 384 480 €. La parade est simple et se chiffre : se verser au moins 9 612 € de rémunération dans l'année.
Votre structure ne ressemble à aucun des cas décrits, ou votre expert-comptable et votre avocat ne disent pas la même chose ? Un courtier vous rappelle et vous répond sur votre dossier — gratuitement, même si vous ne souscrivez rien.
Être rappelé par un courtier92 % de vos dividendes cotisent déjà : que vous rapportent-ils en droits ?
Nous chiffrons votre seuil de 10 % réel, la fraction réintégrée, et surtout ce que votre répartition actuelle vous laisse en indemnités journalières, en retraite et en déduction Madelin — et nous vous disons aussi quand il ne faut rien changer.
Courtier indépendant, ORIAS n° 26004449 — étude gratuite, sans engagement, réponse sous 24 h ouvrées.
Pour aller plus loin
- Gérant majoritaire de SELARL : BNC, cotisations, couverture
- Président de SELAS : double affiliation et couverture
- Madelin et prévoyance en SEL : qui déduit quoi
Sources
- Légifrance — article L. 136-3 du code de la sécurité sociale (réintégration de la part de dividendes excédant 10 % du capital social, primes d'émission incluses, et des sommes en comptes courants d'associés), version en vigueur au 28 février 2025 — consulté en août 2026.
- Légifrance — article R. 131-7 du code de la sécurité sociale (capital apprécié au dernier jour de l'exercice précédant la distribution ; comptes courants retenus pour leur solde moyen annuel), version en vigueur au 28 juillet 2025 — consulté en août 2026.
- Cour de cassation, 2e chambre civile, 19 octobre 2023, pourvoi n° 21-20.366, publié au bulletin (dividendes versés par une SEL à une SPFPL réintégrés dans l'assiette du professionnel exerçant) — consulté en août 2026.
- Sénat — réponse à la question écrite n° 02878, JO Sénat du 27 février 2025 (portée de l'arrêt du 19 octobre 2023 : configuration particulière, absence d'arrêt de principe, aucune modification législative prévue) — consulté en août 2026.
- urssaf.fr — bénéficiaire de la protection universelle maladie : cotisation subsidiaire maladie, taux de 6,5 % dégressif, seuil de revenu d'activité de 20 % du PASS, abattement de 50 % du PASS sur les revenus du capital, plafond de 8 PASS — consulté en août 2026.
- urssaf.fr — réforme de l'assiette sociale des indépendants (assiette unique abattue de 26 %, applicable aux cotisations depuis 2025) — consulté en août 2026.
- ameli.fr — arrêt maladie d'une profession libérale : indemnités journalières du 4e au 90e jour, 1/730e du revenu d'activité moyen des trois dernières années, plafond de 3 PASS soit 197,51 €/jour en 2026 — consulté en août 2026.